FA-TI-GUE !… Mais pourquoi suis-je toujours fatigué ? de Roger CHERDEL

C’est la question que je pose toujours aux médecins, aux personnels soignants, aux kinés … Denise et je les fatigue Ils n’ont pas vraiment de réponse. La fatigue, ça ne se voit pas I Ce n’est pas comme la rougeole qui pour quelques jours vous refait le portrait ! Sauf si vous atteignez une fatigue extrême, un épuisement total qui vous empêche de tenir sur vos jambes, de marcher, de vous tourner dans votre lit. La fatigue latente et constante qui vous entrave dans vos activités quotidiennes n’est pas toujours comprise par l’entourage.

Il faut dire que je cumule les fatigues ! J’ai de l’expérience!

J’ai fait un AVC en 2009. Paralysé du côté droit, mais pas aphasique, il a fallu une rééducation aux Capucins pour retrouver la mobilité de mes membres. Cela n’a pas été sans fatigue. Mais la récupération n’ayant pas été totale, la fatigue est devenue pathologique. Cette fatigue s’exprime par une fatigabilité, un mal-être sans rapport avec une suractivité récente, un besoin de s’allonger, de faire la sieste, un manque d’énergie peu amélioré par le repos… un manque de motivation à faire les choses… Bref, je fonctionne au « ralenti » et j’ai la sensation d’être à la remorque de mon entourage, d’être déconnecté !… C’est invalidant, handicapant, frustrant...

Puis, j’ai déclaré un cancer et là, la fatigue grandissante a été le symptôme de la maladie et est devenue La Maladie. S’agissant d’un déséquilibre du sang, d’un disfonctionnement du processus sanguin, la baisse des globules rouges, la hausse ou la baisse des globules blancs conduisent d l’épuisement. Et je suis rentré dans une spirale avec le début de la chimiothérapie. La fatigue s’est accumulée au fil des cures et j’ai vécu comme dans un tunnel pendant 8 mois. Aujourd’hui je perçois une éclaircie, mais je suis toujours fatigué et cela peut durer encore plusieurs mois après la fin du traitement. Il me faut être patient.

Le remède pour combattre cette fatigue ou au moins la gérer ? Je dois avoir une vie bien réglée, avec une activité physique régulière. Je dois reprendre progressivement des activités domestiques quotidiennes et une rééducation par kinésithérapie. Tout cela d doses homéopathiques pour que celte fatigue pathologique et complexe dont je souffre redevienne une fatigue « normale », celle dont j’identifierai aisément la cause et qui disparaitra en totalité ou en partie après une bonne nuit de sommeil. Car je dois bien cela à mes proches que j’ai largement sollicités et que j’ai fatigués.

Note : Article commandé à Roger Cherdel, mais écrit par Denise. Pourquoi ?… Parce qu’il est fatigué ! Cette fatigue n’est pas seulement physique et mécanique, mais elle est aussi morale. Cela peut se traduire par des troubles de l’attention et de la concentration, une hyperémotivité, une perte de motiva¬tion, une perte de confiance en soi !…