Conséquences

TROUBLES ASSOCIÉS à l’A.V.C. et l’APHASIE  

  • Hémiplégie

L’hémiplégie : c’est la paralysie de la moitié du corps et/ou du visage. Chez l’aphasique, c’est généralement le côté droit qui est touché. (Le contrôle des mouvements par le cerveau se fait de manière croisée).

Elle va avoir des répercussions importantes dans beaucoup de tâches pratiques (s’habiller, se nourrir, se laver, écrire…). Important consulter le kiné et l’ergothérapeute.

Consulter la rubrique Médiathèque, bulletins EN avant ! n°6 de jan.2017, p.8 Chanson de Roger

 

  • Des crises d’épilepsie

perdre conscience ou avoir des spasmes musculaires. Ces crises peuvent être spectaculaires et angoissantes. Vous pouvez empêcher la personne de se blesser en tombant. Si vous pensez que votre proche fait ou a fait une crise épileptique, parlez-en à son médecin notamment pour avoir des conseils sur les conduites à tenir.

 

  • Des troubles de la déglutition (dysphagie):

la lésion cérébrale affecte le contrôle du réflexe de déglutition et le patient peut avoir des difficultés pour boire et pour manger (il tousse ou s’étrangle). Il faut bien surveiller la déglutition car cela peut s’avérer dangereux (présence d’aliments dans les poumons entraînant des infections des poumons ou une pneumonie). La dysphagie est prise en charge par l’orthophoniste qui l’évalue et fournit des conseils sur les postures à adopter, les aliments et textures à privilégier ou éviter…

Troubles du comportement et du caractère après un AVC

Fréquents et peu connus. Plusieurs types de modifications du caractère ou du comportement peuvent survenir après un AVC. Ils sont fréquents et assez peu connus (et donc reconnus). Parmi ces troubles, citons :

  • Fatigue et fatigabilité
  • Troubles de l’attention et de la concentration
  • Troubles de l’humeur.
  • Détérioration cognitive, démence

  • La fatigue

est définie de façon générale par une lassitude résultant d’un effort

Prolongé. C’est un phénomène normal lorsque la lassitude est proportionnelle à l’effort effectué. Mais la fatigue peut être pathologique, et c’est le cas dans le syndrome de fatigue post-AVC, avec un sentiment de lassitude survenant pour un effort minime ou bref. Cette fatigue s’exprime par une fatigabilité (moindre résistance à l’effort), un besoin de s’allonger, de faire la sieste, de se coucher plus tôt, un manque d’énergie peu amélioré par le repos… Ceci peut altérer la reprise de l’activité professionnelle.

Tous les AVC concernés. Il n’est pas rare de voir la fatigue  après un AVC mineur ou même après un A.I.T. La fatigue paraît plus liée au stress généré par l’hospitalisation, les examens prescrits, le diagnostic annoncé, la crainte de la récidive. Des facteurs peuvent favoriser l’apparition d’une fatigue post-AVC.

La distinction entre une fatigue pathologique liée à l’AVC et un syndrome dépressif post-AVC, lui aussi fréquent est parfois difficile. En effet, la fatigue est un symptôme de dépression et la dépression est fréquente après un AVC.

Les personnes victimes d’AVC  ont le sentiment de vite « décrocher » dans une conversation, un suivi d’une émission, pour mener à bien une tache. Difficulté à fixer ce qui vient d’être dit.

 

  • Des troubles de l’humeur. Anxiété.

Souvent, on note une hyperémotivité ou une « saute d’humeur ». Les personnes se plaignent alors d’une expression excessive des sentiments (pleurs faciles par exemple). Dans d’autres cas, les proches du malade témoignent d’une diminution affective (relative indifférence aux émotions), des conduites d’agressivité…. Ces troubles sont volontiers très invalidants pour les proches et peuvent entraver les relations sociales.
On observe parfois des modifications du comportement telles qu’un repli sur soi, un désintérêt, de l’irritabilité, de la tristesse… La personne aphasique a également plus de difficultés à accepter l’imprévu, peut avoir des réactions émotives exacerbées ou encore présenter des symptômes de dépression ou d’anxiété. Une prise en charge psychologique est à proposer, elle permet au patient et à ses proches de se repérer dans la mise en place du travail d’adaptation psychologique nécessaire pour faire face aux modifications de vie.

 

  • Détérioration cognitive, démence.

Les AVC peuvent être à l’origine de troubles des fonctions intellectuelles, de troubles de la mémoire qui vont retentir sur l’autonomie et être à l’origine d’une démence (pour 20%).

En conclusion, ces troubles sont désormais bien identifiés et reconnus par les soignants. Le patient et surtout ses proches doivent en être informés, pour réduire l’effet déstabilisant de retrouver une personne proche différente de celle que l’on connaissait avant l’AVC, particulièrement lors du retour à domicile. Les troubles peuvent s’amender avec le temps ou être améliorés par des médicaments. Parfois, ils vont durablement altérer le caractère ou le comportement de la personne, une aide psychologique au patient et ses proches sont souvent utile.

 

  • Source : La vie après un AVC. Equipe médicale et soignante de l’unité neuro-vasculaire Hôpital Laënnec de Nantes.
  • Consulter rubrique Aphasie49-AVC – Témoignages

 

 

AUTONOMIE ?

Beaucoup de personnes témoignent de leurs progrès et de leur joie d’avoir gagné de l’autonomie. Chacune a dû se battre au jour le jour. Chacune raconte les petits pas qui sont autant de grandes victoires sur la dépendance. Elles font preuve de leur capacité à décider, à choisir d’aller de l’avant en utilisant touts les aides nécessaires. Elles ne se laissent pas enfermer dans les difficultés immenses. Au contraire, elles exercent leur liberté et choisissent avec courage de VIVRE.

n°4  janv. 2016 p.2 à 7 ; n°9 juin 2018 p.5